Océans en santé. Communautés en santé
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Quatre piliers d'un océan en santé

Rascasse près d'un corail du Pacifique

Living Oceans Society travaille pour s'assurer que les quatre piliers d'un océan en santé font partie d'un plan de gestion de nos océans.

L’habitat est essentiel à la survie de tout être vivant dans l’océan. Il joue un rôle primordial pour toutes les espèces marines et souvent pour différentes raisons; les jeunes organismes l’utilisent pour se cacher de leurs prédateurs, les plus vieux pour se reposer ou pour chasser et quelques-uns s’en servent à différentes étapes de leurs vies.
Malheureusement, certains de ces habitats sont fragiles et facilement endommagés par les activités humaines. Par exemple, les coraux des profondeurs et les éponges de mer fournissent un habitat important pour différentes sortes de poissons et d’invertébrés. Une activité humaine comme le chalutage en eau profonde endommage ou détruit ces habitats d’une façon systématique.
Comme on dit: Pas d’habitat, pas de poissons!


La biodiversité n’a pas de prix! Et pourquoi?
Et bien, les chercheurs croient que la biodiversité entre les êtres vivants est semblable à la diversité d’un portefeuille d’actions; quand les conditions du marché changent, certaines actions performeront bien tandis que d’autres ne seront pas aussi performantes, plus le portefeuille est diversifié, plus il est stable.
Les différents niveaux de biodiversité semblent réagir de la même façon sur les êtres vivants et les écosystemes. La diversité génétique à l’intérieur d’une espèce, celle entre les espèces et la diversité des écosystemes semblent créer une zone tampon contre les conditions environnementales changeantes et donner aux océans une certaine résistance.
Les écosystèmes biodiversifiés sont ainsi plus stables et permettent alors aux gens de bâtir des communautés pour y vivre et gagner leur vie; une raison socio-économique importante pour sauvegarder la biodiversité marine.


Les chaînes alimentaires correspondent aux connections qui existent entre la proie et la victime. Ce sont les trajets que suivent l’énergie et les substances nutritives passant d’un être vivant à un autre, dans tous les écosystèmes.
Toute créature vivant dans les océans font partie d’une chaîne alimentaire quelconque.
Les chaînes alimentaires en milieu marin sont bien plus complexes que  “les gros poissons mangent les petits poissons”. Par exemple, sur la côte ouest canadienne, la chaîne alimentaire marine inclut aussi les baleines, les otaries, les lions de mer, les oiseaux de mer, les aigles, les loups, les ours et bien entendu les humains.
Toutes ces créatures et bien d’autres dépendent d’une chaîne alimentaire marine stable et en santé. Alors quel est le problème?  Et bien, les activités humaines peuvent causer des dommages importants aux chaînes alimentaires marines et ces dommages peuvent avoir des conséquences inattendues sur l’ensemble des écosystèmes marins.
Nous avons longuement ignoré l’impact qu’avaient les activités humaines sur les chaînes alimentaires en milieu marin et pour nous assurer que les océans restent vibrants et en santé, nous devons changer cette façon de faire et incorporer ces activités dans la planification marine. 


Ce qui est le plus important pour tout être vivant dans l’océan est la qualité même de l’eau, que ce soit par la température, le PH (potentiel hydrogène), le taux d’oxygène ou le niveau de toxicité.
Malheureusement, nos activités ont un effet négatif sur la qualité de l’eau; le changement climatique réchauffe les eaux, l’acidification des océans change le taux du PH, les “zones mortes océaniques” causées par les rejets industriels forment des aires assez larges qui ont un taux d’oxygène réduit, et nous continuons à polluer nos océans avec une variété de substances toxiques.
La qualité de l’eau est l’un des quatre piliers d’un écosystème en santé et elle est par conséquent essentielle à la survie de toutes espèces marines.